Noam---Goldorak

Comment concilier le générique de dessins-animés et la mode du disco? C'est pas très compliqué, vous demandez à deux vieux routiers de la chanson française d'écrire une chanson. Pierre Delanoë (auteur pour Gérard Lenorman, Michel Sardou ou Joe Dassin) s'occupe des paroles et Pascal Auriat (Compositeur pour Dalida, François Valery et Jean-Luc Lahaye) de la musique. Ca devrait marcher... Et ça ne loupe pas, ça marche.

Noam signe un gros succès cette année-là et devient de ce fait, le chanteur attitré des génériques de dessins-animés eighties: Mask, la version anglaise des mystérieuses cités d'or, les quatre fantastiques et les entrechats, pour ne citer qu'eux, sont des grands succès de notre petit camarade, qui a débuté bien jeune.
Il a en effet commencé au milieu des années 70 alors qu'il n'avait même pas l'âge de s'appliquer du Biactol. La mue n'a pas eu raison de sa carrière et pour cause, sa voix est restée plutôt dans les aigus. Cette chance n'a d'ailleurs pas souri aux Poppies, condamné à chanter en playback jusqu'à l'apparition des premiers poils.

Depuis, Noam a un peu disparu mais on se rappelle évidemment de ce disque et de cette pochette, évoquant les pires travaux d'arts plastiques au collège, à base de glue et de papiers découpés. Rien n'est à l'échelle, c'est un joyeux bordel mais ça rappelle tant de souvenirs.

Fiche technique:

Noam

Goldorak / Instrumental

CBS

1978

Paroles et musique: Pierre Delanoë / Pascal Auriat

 

Et la chanson: Je vous épargne la prestation télé de Noam de ce début d'année car, et d'une, c'est du playback et qu'à presque 50 ans, on a du mal à croire qu'il puisse avoir une voix pareille. Et de deux, il ressemble à Morandini, et ça, ça me déprime.


NOAM "GOLDORAK" Générique dessin animé