Carlos

Sur ce disque, Carlos vient faire  fusionne ses deux domaines de compétence, la chanson rigolote et la chanson pour enfants. Et c'est vrai qu'on y retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès de Carlos: la musique ultra-marine, les paroles marrantes et un peu bêtifiantes, la répétition à outrance du refrain (écoutez Le tirelipimpon ou  Rosalie pour vous en persuader), des paroles évoquant la famille comme dans le Papayou, des thématiques régressives comme dans La cantine, des choeurs féminins enjoués... Bref, tout ce qui définit Carlos.

Cependant, on sent bien ici que le chanteur fait le minimum syndical. Le titre ne fait pas plus de trois minutes mais laisse une large place aux choeurs mentionnés plus haut et à l'instrumental. Carlos n'apparaît que pour deux ou trois couplets et pour une partie des refrains. La pochette en est le témoignage suprême: balbutiement de Photoshop ou fond bleu mal maîtrisé? Carlos apparaît tout brouillé avec les personnages du dessin-animé autour de lui. C'est du travail bâclé !

L'histoire racontée est un peu étrange. On y parle de personnages fantastiques. On ne comprend pas totalement ce qui se dit dans la deuxième partie du premier couplet d'ailleurs, mais ce sont des références au dessin-animé. Comme je ne connais absolument pas la série - pourtant, j'étais le coeur de cible de TF1 en 1989 mais non, navré, ça ne me parle pas - je n'ai rien compris à ce qui se disait.

Cette série serait composée de 26 épisodes de 8 minutes. Chaque épisode porte un nom étrange, sur le même principe que les Barbapapa. Comme j'essaie d'être rigoureux et comme j'aime la culture populaire, je m'en vais voir sur Internet s'il n'y a pas des épisodes en ligne... Je reviens...

(6 minutes plus tard)

Ok... Effectivement, je ne connaissais pas. Pour votre information, j'ai trouvé l'épisode 16 de la série. Pour les tout petits, ça doit être très mignon, j'ai plus de trente ans donc imaginez bien que j'ai pu trouvé ça crispant. L'épisode se déroule dans un monde voué à la couture. Tout le paysage se décline donc en bobine de fil, en fermeture éclair et en dés à coudre. On ne peut pas dire que l'animation soit révolutionnaire mais il n'y a pas à en rougir non plus. On apprend dès le début de l'épisode que le 45 tours a un peu survendu les biliboules qui ne sont en fait que les personnages secondaires, les héros étant Touni et Litelle, deux enfants qui voyagent à bord de leur lit, métaphore sympa du rêve. Le générique de Carlos se révèle être celui de fin, le générique du début étant interprété à la gloire des deux gosses. De là à penser qu'on a engagé Carlos pour survendre le produit, il n'y a qu'un pas que je franchis avec détermination.

 Fiche technique:

Carlos

Les Biliboules / Instrumental

EMI

1989

Paroles et musique:
J. Peyrache / A. Ledouarin

 

Et la chanson: Version courte pour le générique de fin. Il semblerait que Carlos n'ait pas fait de prestation télé avec cette chanson, ce qui n'est pas vraiment étonnant.